QUESTIONNER

Questionner, s'étonner, s'interroger, chercher des réponses et des liens puis les questionner à leur tour...
C'est le secret (de polichinelle) permettant de cheminer vers la compréhension.

Le pivot de notre méthode repose donc sur l'acquisition d'une procédure de questionnement.

Les informations et les connaissances, une fois interrogées, manipulées et mises en rapport, dévoilent leur liens et leur structure.
Le cycle de questionnement fait ainsi émerger progressivement une appréhension et une compréhension globales du sujet.


Questionnement préliminaire
C'est le questionnement de départ, celui qui survient avant même que l'on se plonge dans l'étude approfondie d'un sujet.
Il permet de se mettre en condition pour rechercher, réfléchir et apprendre. En effet, pratiquer le questionnement préliminaire réactive, d'une part, les connaissances déjà acquises ; fait émerger, ensuite, les lacunes ou les besoins de l'élève ; et fournit, enfin, les portes d'entrée vers le sujet et les premières pistes de recherches de l'élève.
Ces questions sont donc essentiellement un appel à l'implication et une invitation à l'action :
 Questions types : Que sais-je du sujet ?
Qu'aimerais-je savoir ?
De quoi ai-je besoin pour comprendre ?


Chacun se positionnera selon son niveau et ses besoins. Un collégien qui découvre le Front Populaire n'aura pas les mêmes questions qu'un étudiant d'Histoire en licence ; ils peuvent, en revanche, avoir une stratégie d'approche similaire, par le questionnement, pour cheminer vers la compréhension.

Questionnement spontané
Ce sont les questions intuitives, directes, spontanées que vous poseriez à un ami lors d'une discussion quand celui-ci vous explique quelque chose et que vous voulez sincèrement faire l'effort de comprendre...
 Exemples :
Je ne comprends pas cela... 
De qui/quoi parle-t-on ?
Où et quand cela se situe-t-il ?
À quoi cela sert-il ?
Quel rapport y a-t-il entre ça et ça ?
Comment les informations s’articulent-elles ?
Qu'est-ce qui me pose problème ?

Questionnement spécifique
Ce sont les questions, éventuellement spontanées, qui sont plus particulièrement pertinentes selon tel ou tel sujet, telle ou telle matière ou discipline. 
 Ex. à propos d'un évènement historique :
Où cela se situe-t-il dans la chronologie ? Pourquoi cela a-t-il lieu ?
Qui sont les personne impliquées ?
Qu'est-ce qui rend cet évènement possible ?
Quelles conséquences cela provoque-t-il ?
Qu'est ce que cela rend possible ?
etc...

 Ex. à propos d'une notion de Maths : Quelle est cette notions ?
À quoi cela sert-elle ?
Que doit-on impérativement maitriser pour pouvoir l'utiliser ?
Comment l'utiliser ? Quelle procédure d'application ?
A quel moment l'utiliser ?
Quelle différence avec telle autre notions ?
Quelles sont les applications possibles ou réelles ?
etc... 

Questionnement systématique
Ce sont des questions récurrentes dont les différentes réponses éventuelles permettent d'obtenir un aperçu général de ce que l'on étudie.
Vous pouvez par exemple, utiliser les sept questions fondamentales du CQQCOQP (Comment, Qui, Quoi, Combien, Où, Quand, Pourquoi).
Notez que l'acronyme ne présente pas un ordre de questions, mais permet simplement de les retenir.




En cherchant les réponses à ces questions (dans sa mémoire, dans un cours, dans un livre, etc.),
on chemine au travers des informations vers la compréhension.
En effet, la compréhension ne se décrète pas, elle se construit, se teste, se valide.
Vous ne pouvez ni ne devez rester passif.

  Ainsi, quand vous étudiez, il est fortement recommandé de noter les points d'ambiguïté, les problèmes, les incompréhensions et les interrogations.
C'est ce qui vous servira de support pour avancer dans la réflexion et l'analyse.